L’infinito in Baudelaire

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Tesina Esame di Stato

Stefano Gambaro

Esame di Maturità 2002

Français

L’infinito in Baudelaire

La complexe architecture des Fleurs du mal vient de la recherche d’une harmonie née du paradoxe. Dans la première partie de l’oeuvre, Baudelaire met en constant opposition lidéal et le spleen, un état de profond ennui existentiel. La tragédie de l’homme, et en particulier du poète, vient du fait que l’homme est naturellement, pour sa propre nature poussé à chercher un idéal, un absolu, qui est toutefois impossible à atteindre et qu’on peut concevoir par intuition seulement dans certains moments d’extase.

A cette tension vers un idéal, vers un monde supérieur, s’oppose le spleen, un penchant vers le mal. L’homme se trouve entre ces deux dimensions, et il est incapable à vivre sur la terre, parce qu’il sent sur soi même le ciel, l’infini, vers lequel il tend son égard impotent, et au même temps, il se sent tomber dans les profonditées les plus noires.

La grande sensibilité  qui caractérise le poète, lui permet de voir plus loin que les autres, d’apercevoir dans la nature une dimension symbolique qui est presque invisible à nos yeux. Il est

capable d’arriver à saisir la sublime intuition de l’unité de la nature et de la beauté, mais l’impossibilité d’atteindre à cet idéal le mène dans le désespoir.

Dans l’Albatros, l’oiseau symbolise le poète qui aspire à un monde infini et pur, mais qui, sur terre, se sent prisonnier et incompris.

Le Poète est semblable au prince des nuées

Qui hante la tempête et se rit de l’archer;

Exilé sur le sol au milieu des buées,

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

 

Dans l’Elévation le poète compare l’effort qua fait pour échapper au réel à un mouvement vers l’haut, vers des régions plus pures, où tout n’est qu’esprit, plénitude et harmonie.

Au dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par delà le soleil, par delà les éthers,

Par delà les confine des sphères étoilées,

 

Mon esprit tu te meus avec agilité,

Et, comme un bon nageur qui se pâme dans londe,

Tu sillonnes gaiement limmensité profonde

Avec une indicible et mâle volupté.

 

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;

Va te purifier dans lair supérieur,

Et bois, comme une pure et divine liqueur,

Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

 

Derrière les ennuis et les vastes chagrins

Qui chargent de leur poids lexistence brumeuse

Heureux celui qui peut dune aile vigoureuse

S’élancer vers les champs lumineux et sereins;

 

Celui dont les penseurs, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor,

Qui plane sur la vie, et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes!

 

Mais Baudelaire ne désespère pas car il aperçoit une possibilité de salut en affamant l’universelle analogie” du monde réel et du monde surréel. Derrière la souffrance il y a un idéal à conquérir, un bonheur possible. La mission du poète, donc, consiste à établir des relations, des correspondances entre ces deux faces de l’univers. Pour atteindre à ce but, Baudelaire se sert de l’imagination, “une faculté quasi divine qui perçoit tout d’abord, en dehors des méthodes philosophiques, les rapports intimes et secrets des choses, les correspondances et les analogies”.

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles;

L’homme y passe à travers des forets de symboles

Qui lobservent avec des regards familiers.

 

Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité,

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

Il est des parfums frais comme des chairs denfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

 

– Et dautres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant lexpansion des choses infinies,

Comme lambre, le musc, le benjoin et lencens,

Qui chantent les transports de lesprit et des sens.

L’albatro di Charles Baudelaire (traduzione)

          Spesso, per divertirsi, gli uomini d’equipaggio
Catturano degli albatri, grandi uccelli dei mari,
Che seguono, indolenti compagni di vïaggio,
Il vascello che va sopra gli abissi amari.

5    E li hanno appena posti sul ponte della nave
Che, inetti e vergognosi, questi re dell’azzurro
Pietosamente calano le grandi ali bianche,
Come dei remi inerti, accanto ai loro fianchi.

Com’è goffo e maldestro, l’alato viaggiatore!
10  Lui, prima così bello, com’è comico e brutto!
Qualcuno, con la pipa, gli solletica il becco,
L’altro, arrancando, mima l’infermo che volava!

Il Poeta assomiglia al principe dei nembi
Che abita la tempesta e ride dell’arciere;
15  Ma esule sulla terra, al centro degli scherni,
Per le ali di gigante non riesce a camminare.

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Audio Lezioni sulla Letteratura italiana dell’ottocento del prof. Gaudio

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