ESAME DI STATO DI LICEO LINGUISTICO

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2000

CORSO DI ORDINAMENTO
CORSI SPERIMENTALI
PROGETTI: “BROCCA” – “PROTEO”

Tema di: LINGUA STRANIERA
(testo valevole per tutte le lingue)
 

I

I temi della malinconia e della solitudine hanno spesso ispirato, in tutte le letterature e in tutte le epoche, scrittori e poeti.

Illustra qualche opera a te nota in cui siano affrontati l’uno o l’altro di questi temi, aggiungendo le tue considerazioni e le tue valutazioni critiche.

II

L’uso dei videogiochi da parte di giovani e adulti: isolamento, dipendenza psicologica, evasione?

Esprimi la tua opinione, con riferimento agli effetti causati da tale fenomeno.

III

Le “domeniche senza auto” sono diventate una delle principali soluzioni ideate per porre rimedio ai sempre più gravi problemi di inquinamento delle nostre città.

Esamina il fenomeno sotto i suoi vari aspetti: ecologici, psicologici, familiari, sociali, culturali, economici.


Durata massima della prova: 6 ore.
È consentito soltanto l’uso di dizionari monolingue e bilingue.
Il candidato è tenuto a svolgere, nella lingua straniera da lui scelta, la prova di composizione su uno dei temi suindicati, oppure la prova di comprensione e produzione su uno dei testi proposti per ciascuna lingua qui allegati.
Non è consentito lasciare l’Istituto prima che siano trascorse 3 ore dalla dettatura del tema.

TESTO LETTERARIO – LINGUA FRANCESE
(comprensione e produzione in lingua straniera)

Le long couloir, d’un bout à l’autre, est vide et silencieux, très sale comme tous ceux de cette ligne de métro, jonché de papiers divers, depuis les journaux déchirés jusqu’aux emballages de bonbons, et maculé de traces humides plus ou moins innombrables. L’affiche toute neuve qui s’étend à perte de vue, en arrière comme en avant, tranche aussi par sa netteté sur le reste des murs, recouverts d’une céramique vernissée qui a dû être blanche à l’origine, mais dont la surface est à présent fendue, écaillée, tachée de coulées brunâtres, abîmée par endroits comme si on l’avait frappée à coups de marteau. A l’autre extrémité, le couloir débouche sur un vaste espace également désert, une immense salle souterraine sans aucun usage apparent, où rien ne laisse deviner – ni détail de l’architecture ni panonceau indicateur – un sens quelconque de circulation; à moins que des pancartes ne soient apposées contre certaines des parois, mais celles-ci se trouvent si éloignées, du fait des dimensions considérables du lieu, et l’éclairage électrique y est si faible, qu’on ne discerne rien d’identifiable dans aucune direction, les limites elles-mêmes de cet intervalle inutile et vacant se perdant au loin dans l’incertitude des zones d’ombre.
Le plafond très bas est supporté par d’innombrables colonnettes métalliques, creuses, dont les quatre faces sont ajourées de dessins à fleurs datant d’une époque révolue. Ces colonnes sont très rapprochées, distantes de cinq ou six pas seulement, disposées avec régularité en lignes parallèles et perpendiculaires, ce qui découpe toute la superficie en carrés égaux et contigus. Le quadrillage est d’ailleurs matérialisé au plafond par des poutrelles identiques joignant les sommets deux à deux.
Brusquement le sol d’asphalte est interrompu, sur une grande longueur, par une série d’escaliers aux rampes alternées, montantes et descendantes, dont chaque première marche occupe toute la largeur comprise entre deux piliers en dentelle de fer. L’ensemble paraît conçu pour l’écoulement d’une foule énorme, qui évidemment n’existe plus de toute manière à cette heure-ci. En deux volées disposées à contre-sens, on atteint une salle inférieure, semblable en tout point à celle d’au-dessus. Encore un étage plus bas, je me trouve enfin dans la galerie marchande, brillamment illuminée cette fois par un éclairage cru et multicolore, qui fait d’autant plus mal aux yeux que l’on sort d’un long passage dans la pénombre. Et, sans transition non plus, c’est à présent la foule: une foule assez clairsemée, mais de densité régulière, composée de personnages isolés ou groupés par deux, exceptionnellement par trois, qui occupent l’ensemble de la surface disponible entre les stands comme à l’intérieur de ceux-ci. Il n’y a là que des adolescents, des garçons pour la plupart, bien qu’un examen attentif révèle chez certains d’entre eux, sous les cheveux courts, le pantalon serré en toile bleue et le chandail à col roulé, ou le blouson de cuir, de problables ou même incontestables corps de filles. Tous se rassemblent par le costume, mais aussi par le visage imberbe, blond et rose, de cette coloration vive et sans nuance qui évoque moins la bonne santé que la peinture dont on recouvre les mannequins dans les vitrines, ou les figures embaumées de cadavres dans les cercueils de verre des cimetières pour chers disparus. L’impression de faux est encore accrue par les poses guindées de ces jeunes gens, qui visent sans doute à exprimer le contentement de soi, la vigueur contenue, le mépris, l’arrogance, alors que leurs attitudes raides et l’ostentation mise dans le moindre geste fònt plutôt songer à la contrainte de mauvais figurants.

Alain Robbe-Grillet – Projet pour une révolution à New York (Paris, Les Editions de minuit, 1970, pp. 29-30)

TESTO LETTERARIO – LINGUA FRANCESE
(comprensione e produzione in lingua straniera)

Compréhension

Répondez aux questions suivantes:

1. Qu’y a-t-il dans le couloir du métro?
2. Quelle est la surface des murs?
3. Où débouche le couloir?
4. Par quoi le plafond est-il supporté?
5. Pour qui l’ensemble paraît-il conçu?
6. Est-ce que les visages des garçons évoquent quelque chose?
7. Que pensez-vous de cette description minutieuse du décor?
8. Est-ce que certains détails descriptifs vous paraissent inutiles? Quel est l’effet qu’ils produisent?

Production

Parlez des mythes modernes et commentez cette considération d’Alain Robbe-Grillet: “…Lorsque j’accomplis un parcours dans les couloirs du métropolitain, je me trouve assailli par une multitude de signes dont l’ensemble constitue la mythologie du monde où je vis, quelque chose comme l’inconscient collectif de la société, c’est-à-dire à la fois l’image qu’elle veut donner d’elle-même et le reflet des troubles qui la hantent

(d’après un article paru dans le Nouvel Observateur du 26 Juin 1970)


Durata massima della prova: 6 ore.
È consentito l’uso dei dizionari monolingue e bilingue.
Non è consentito lasciare l’Istituto prima che siano trascorse 3 ore dalla dettatura del tema

TESTO DI ATTUALITÀ – LINGUA FRANCESE
(comprensione e produzione in lingua straniera)

La folie du bio

Le marché des produits naturels explose. Sur fond de crises sanitaires, l’argument vert devient une valeur refuge pour le consommateur.

Salons et marchés fleurissent en France, proposant aujourd’hui une grande variété de produits naturels, de l’entretien de la maison à l’habillement, en passant par les produits de beauté. Dans le catalogue Good Goods de Philippe Starck pour La Redoute, on trouve ainsi une gamme de vêtements en coton 100% bio pour nourrissons. Yves Rocher consacre une vingtaine d’hectares de son site breton de La Gacilly à la culture de plantes bio… Le chiffre d’affaires du secteur alimentaire, quant à lui, affiche une progression constante de 25% par an depuis 1994. Si les professionnels de la filière ne sont pas les derniers à en récolter les fruits, à l’exemple de Biocoop, premier réseau de distribution de produits bio en France, qui a vu le nombre de ses magasins tripler (180 en 1998), les géants de l’agroalimentaire et la grande distribution exploitent désormais ce filon prometteur, tout comme les prestigieuses maisons Fauchon ou Hédiard.
Tandis que prion, dioxine, fisteria et phobie du transgénique nourrissent nos inquiétudes, le bio devient une valeur refuge. Phénomène qui dope les ventes, mais crée également une polémique. Qui dit biologique dit avant tout écologique, et au risque de porter préjudice à un mode de production dont la véritable vertu est avant tout de respecter l’environnement, prenons garde à ce que le biologique ne devienne pas qu’un simple atout marketing!
Publiés dans le magazine 60 Mill’ions de consommateurs d’avril dernier, les tests réalisés par l’Institut national de la consommation sur 120 produits ont mis en évidence les limites de l’agriculture biologique : des céréales contenant des traces de pesticides, des salades enregistrant des taux de nitrates comparables aux produits conventionnels, idem pour la teneur en dioxines du lait bio… Pire, la patuline, moisissure toxique qui se développe sur les pommes, n’a été trouvée que dans les jus de fruits bio ! Faut-il pour autant tirer des conclusions hâtives et crier au scandale ? La réponse n’est pas si simple.
D’abord parce que la prise de conscience des professionnels du secteur est antérieure à l’enquête de l’INC. L’agriculteur biologique est en effet soumis à une obligation de moyens, contrôlés de manière draconienne par les organismes habilités, et contribuant au respect de l’environnement (fertilisation naturelle des sols et rotation des cultures, pesticides chimiques prohibés, utilisation modérée des engrais verts et moyens naturels de lutte contre les parasites). Mais qui dit moyens ne dit pas résultats et rien n’empêche le vent de charrier les résidus chimiques des champs voisins, ni la pollution des nappes phréatiques de contaminer les exploitations biologiques. Dans le souci de préserver la qualité des produits de l’agriculture biologique, des études sur les teneurs en résidus de pesticides sont donc initiées depuis 1993. Le Syndicat européen des transformateurs et distributeurs de l’agriculture biologique (Setrab) en est le maître d’œuvre.
Il faut également préciser que la certification AB, propriété du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, s’applique aux aliments issus à 95 % de produits naturels. Elle ne garantit pas une qualité nutritionnelle supérieure, ce qui n’a d’ailleurs jamais été démontré d’une manière probante. Or si dans les pays scandinaves, il s’avère que les adeptes du bio consomment en toute connaissance de cause (le souci écologique justifie l’achat) la motivation des Français s’appuie, elle, sur une vision erronée de l’alimentation biologique.

(Bénédicte Menu, “Le Figaro Magazine”, 11 mars 2000)

TESTO DI ATTUALITÀ – LINGUA FRANCESE
(comprensione e produzione in lingua straniera)

Compréhension

  • Expliquez l’expression “phénomène qui dope les ventes”.
  • Quelles peuvent être les motivations des adeptes de l’agriculture biologique?
  • Expliquez l’expression “contrôlés de manière draconienne”.
  • Le secteur alimentaire jouit-il d’une bonne santé?
  • Comment les exploitations biologiques peuvent-elles être contaminées?
  • Y a-t-il des éléments toxiques qui n’ont été trouvés que dans des produits biologiques?
  • Le biologique se limite-t-il au secteur alimentaire?
  • Résumez le texte en quelques lignes

Production

Examinez l’importance des recherches entreprises dans le domaine des produits biologiques.


Durata massima della prova: 6 ore.
È consentito l’uso dei dizionari monolingue e bilingue.
Non è consentito lasciare l’Istituto prima che siano trascorse 3 ore dalla dettatura del tema.

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