La Parigi di Baudelaire

dalla tesina “Immagini della città nella storia e nella letteratura”

LORENZA SANDRIN   -      A.S. 2001-2002

TESINA PER L’ESAME DI STATO

LA CITTà â‚¬ NELLA LETTERATURA FRANCESE

Charles Baudelaire  -la ville de Paris-

Casella di testo: On peut considérer Baudelaire le poète de la ville moderne, en particulier de Paris. En effet il sest attaché à peindre la ville dans tous ses aspects négatifs et malades, avec tous ses habitants mendiantes et exilés, qui peuplent ses rues.

Deux ouvres en particulier sont consacrés a ce thème : « Tableaux parisiens », qui fait partie de «Les Fleurs du Mal », et un recueil de poèmes « Le spleen de Paris ».

Baudelaire, autoportrait

 

TABLEAUX PARISIENS

Cette section, ajoutée à la deuxième édition de « Les Fleurs du Mal », présente une Paris livide et halluciné, où le poète poursuit les fantasmes de sa propre imagination et tente ainsi de trouver loubli.

Casella di testo: Lidée de consacrer une partie de son ouvre au thème de la grande ville, était venu à Baudelaire de faà §on toute naturelle. Observateur attentif des récentes tendances de la peinture, il admirait, chez des hommes comme Meryon et Costantin Guys, le don de saisir, l’un  la puissance de suggestion de certains aspects de Paris, lautre la vie de la foule et ses mouvements. Le poète a voulu à son tour rendre sensible ce quil y a déternel dans le spectacle toujours changeant quun monde tel Paris met en sc’ène.

Le thème de la ville a longtemps été marginal en poésie, et cest donc un univers neuf que Baudelaire aborde ici. Il utilise des images nouvelles prises par la réalité urbaine, par exemple, le balcon, espace suspendu entre lintimité et le ciel lumineux de lété, devienne le lieu à lopposé de tout ce qui peut évoquer le spleen. Lexpérience urbaine semble offrir la possibilité déchapper au Spleen. Le balcon intermédiaire entre lextérieur et lintérieur, symbolise le temps qui oscille entre le future et le passé.

Lexpérience urbaine instaure surtout une fraternité douloureuse avec la misére des exclus, de fait, le crime, la misére, la souffrance et la solitude sont rév’èles par la ville avec une extraordinaire acuité, comme si lindifférence absolue des foules, son empathie devant le malheur des autres, devait parfaitement mettre en valeur ce que la douleur a dunique et de tragiquement solitaire.

En autre la ville approfondit encore lisolement car la multiplicité des rencontres quelle promet nest quun mirage. La ville est donc, magique et fascinante mais elle est aussi cruellement trompeuse.

                             Les aveugles

 

Contemple-les, mon à ¢me; ils sont vraiment affreux!
Pareils aux mannequins; vaguement ridicules;
Terribles, singuliers comme les somnambules;
Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.

Leurs yeux, d’où la divine étincelle est partie,
Comme s’ils regardaient au loin, restent levés
Au ciel; on ne les voit jamais vers les pavés
Pencher rà ªveusement leur tà ªte appesantie.

Ils traversent ainsi le noir illimité.
Ce frère du silence éternel. O cité!
Pendant qu’autour de nous tu chantes, ris et beugles,

à‰prise du plaisir jusqu’à l’atrocité,
Vois! je me traà®ne aussi! mais, plus qu’eux hébété,
Je dis: Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles?

Analyse

Cette pièce fait défiler de grotesques marionnettes auprès de quelles Baudelaire cherche une paix fraternelle.

L’à ¢me du poète est conviée à réfléchir sur ce spectacle douloureux. Il sagit des aveugles, qui représentent tous les hommes, mais le terme napparaà®tra quà la dernière rime du sonnet.

Ils sont vraiment affreux : cette appréciation violente traduit le sentiment de lauteur devant la démarche étrange de ces à ªtres inadaptés qui semblent chercher ailleurs. Ils semblent des mannequins ; vaguement ridicules ; terribles par leur fixité, tragiques comme des somnambules.

Le vers 4 introduit le sentiment mal défini que sils ne voient pas le monde qui les entoure, cest quils regardent ailleurs avec une fixité intense et passionnée?

Casella di testo: Dans la deuxième strophe un explication est tentée directement. Ces globes sont des yeux morts privés de la divine étincelle.

Dans les vers 9 et 10 le poète fait une méditation sur la condition des aveugles, le poète essaie dexprimer la solitude des aveugles perdues dans linfini de lobscurité. La correspondance de sensations entre le noir et le silence et entre illimité et éternel nous présent les aveugles comme déjà hors de la vie.

Dans la première tercet le poète sadresse à la ville, comme autrefois on sadressait à la nature. Lagitation et la vitalité de la foule contraste avec la condition des aveugles. Tout comme les aveugles, le poète se sent étranger à cette foule vulgaire (« autour de nous »).

Dans la dernière strophe le poète intériorise le spectacle de la rue: ces aveugles le « représentent ».

Lunivers urbain offre à Baudelaire des sujets de description, de narration et de réflexion. Mais le poète ne reste pas extérieur au spectacle de la rue. Au moment mà ªme où il se découvre semblable aux aveugles, il prend conscience de ce qui le sépare deux. Ils fixent le ciel soutenus par une espérance. Au contraire le poète sait daspirer à un Idéal inaccessible, il se sent plus seul, plus abandonné, il arrive au désespoir.

LE SPLEEN DE PARIS  -Petits poèmes en prose-

Casella di testo: Le Spleen de Paris est le titre que lon donne aux 50 poèmes publiés après la mort de Baudelaire en 1869.

L’intérà ªt du poète pour les poèmes en prose lui est venu de la lecture dune ouvre de Bertrand. Au contraire de son model, dont l’imagination sexcitait surtout de légendes anciennes, Baudelaire a voulu que son ouvre sattachait au monde moderne.

Comme dans la deuxième partie de « Les Fleurs du Mal » le poète ici peinte la ville moderne de Paris. En effet le titre mà ªme du recueil met l’accent sur la dimension urbaine: la ville est selon lui le cadre où lhomme oscille entre le haut et le bas, entre Dieu et le Diable, entre l’espoir et l’angoisse.

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