Test di francese


in preparazione alla seconda prova d’esame di stato (francese) corso Erika

della prof.ssa Simona Appignanesi

Handicap

Un label pour les sites adaptés aux handicapés

Article paru dans l’édition du 05.07.06

LE SITE du volcan de Lemptégy (Puy-de-Dôme) fait partie, depuis le 12 juin, des 1 600 lieux touristiques (hébergement, restauration, sites touristiques et loisirs) labélisés Tourisme et handicap. Accordé depuis 2001 par le ministère délégué au tourisme et par l’association Tourisme et handicaps, ce label garantit aux personnes victimes d’un des quatre types de handicaps (moteur, visuel, auditif, mental) un accueil et des installations adaptés à leurs besoins. Son obtention est conditionnée à l’obéissance à une centaine de critères.
Sophie Gallet, responsable animation au volcan de Lemptégy, organise avec son équipe de quatre animateurs des visites « sur mesure » selon le niveau de handicap des visiteurs. « Pour les handicapés mentaux sachant lire, un jeu de piste est organisé, explique-t-elle. A chaque étape de la visite, des énigmes sont proposées sous forme de mots cachés, de questionnaires, de textes à trous. Ainsi de façon simple et ludique, ils apprennent quelques notions de volcanologie. » Pour les non ou mal-voyants, « la visite met l’accent sur le toucher et le son, explique Mme Gallet. Ils vont palper, peser les roches et bombes volcaniques ». Une brochure en caractère gras leur est aussi distribuée.
En France, 22 mill’ions de personnes souffrent d’un handicap plus ou moins grave. Ce label répond à leur demande de bénéficier d’une information fiable, homogène et objective sur l’accessibilité des sites et des équipements touristiques. « Ils souhaitent voyager en toute autonomie et comme tout le monde ; ils refusent les organismes spécialisés, vécus comme un ghetto », explique Annette Masson, présidente de l’association Tourisme et handicap.
Certaines régions font mieux que d’autres. Ainsi le Languedoc-Roussillon arrive en tête, suivi par le Centre et l’Ile-de-France. Elles proposent respectivement 191, 184 et 181 sites accessibles aux handicapés. Malgré les efforts des différents prestataires, Mme Masson n’est « pas satisfaite de l’offre proposée ». Selon elle, 49,29 % des labels concernent l’hébergement, 14 % les musées, 10 % la restauration mais seuls 4 % des labels concernent les campings ou 2 % les monuments. « Uniquement 10 % des sites labélisés sont accessibles aux quatre familles de handicap, regrette-t-elle. L’intégration des enfants et des adultes handicapés doit se faire dans tous les domaines : éducation, emploi, logement, transports, loisirs… Et plus nous côtoieront ces personnes, moins elles seront considérées comme exceptionnelles. »

Stefania Rousselle

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