Albert Camus: un intellectuel engagé

dalla Tesina L’impegno degli intellettuali nel ‘900

Esame di Stato di Pellegata Maria Beatrice Esame di Maturità 2002

L’existentialisme est un mouvement dont le but était l’étude de ce qui se manifeste à la conscience. Il refuse la philosophie traditionnelle; le trait le plus caractéristique de la littérature existentielle est l’engagement, conçu comme une expérience quotidienne. Albert Camus et Jean Paul Sartre, aussi différents qu’ils soient, donnent l’expression la plus pure et la plus intense de ce mouvement existentialiste.

Albert Camus est né en Algérie; il n’a pas connu son père, mort à la guerre en 1914. Sa mère est d’origine espagnole, donc il a du sang espagnol dans les veines. Il a vécu une enfance triste au près de sa mère qui était fruste et taciturne, dans un appartement d’une extrême pauvreté. A lage de 16 ans il subit une première atteinte de tuberculose. Il lutte pour l’émancipation musulmane et il accomplit de brillantes études; il s’initie au journalisme et adhère, un moment, au parti communiste. En effet à cette époque-là les intellectuels sont attirés par le marxisme. Mais, tandis que Sartre s’en rapproche de plus en plus, Camus dénonce les exc’ès du Stalinisme; pour ce fait il aura l’hostilité déclarée de bien des milieux intellectuels. En conséquence il y aura la rupture avec Sartre et la rédaction de la revue “Les temps modernes “. Cette revue avait optée dès le premier numéro pour un choix précis: “la responsabilité, l’engagement politique révolutionnaire, contre l’irresponsabilité des intellectuels, de leur silence, complice devant les crimes les plus terribles du pouvoir. Mais Camus est loin de renoncer à l’action, parce que, plus que jamais, l’histoire sollicite les écrivains à l’activité. La problématique de l’engagement devient essentielle; elle se pose de nouvelles valeurs sur lesquelles fonder une action qui se manifeste dans la participation à la résistance. L’oeuvre est ainsi le lieu où sexprime cette recherche par étapes successives; il y a en effet une certaine dynamique de la réflexion qu’il faut suivre dans ses progrès, mais aussi dans ses doutes et ses renoncements. La volonté d’engagement explique aussi le caractère, souvent didactique, de ses oeuvres et le souci constant du publie auquel elles s’adressent. Multipliant les moyens d’expression, Camus pratique des genres très divers (roman, ouvrage philosophique, essai, théâtre), parmi les quels les nombreux textes d’actualité (articles, conférences … ), témoignent d’un engagement quotidien.

L’engagement de Camus, qui s’est exprimé tout le long de sa vie, fut couronné en 1957 par le prix Nobel.

LA PESTE (1947)

“Comparée à l’Etranger, la Peste marque le passage d’une attitude de révolte solitaire à la reconnaissance d’une communauté dont il faut partager les luttes. S’il y a une révolution de l’Etranger à la Peste, elle sest faite dans le sens de la solidarité et de la participation.

TRAME

C’est l’histoire d’une épidémie de peste imaginaire à Oran, en Algérie. Narrés à la troisième personne, par le docteur Rieux, ces événements se sont déroulés en 194.. . L’épidémie se répand inéluctablement, les morts se multiplient jour après jour. La ville est isolée du reste du monde et, dans cet état de siège, la vie reprend lentement. Certains essaient de se distraire, d’autres sont paralysés par la peur, et d’autres encore cherchent même à profiter de cette situation dramatique pour s’enrichir, et puis il y a ceux qui essaient courageusement de combattre ce fléau. Enfin l’épidémie est peu à peu maîtrisée; elle cesse et dans la ville, qui redevient libre, les habitants s’abandonnent de nouveau au sommeil de l’inconscience. Mais Rieux invite à la prudence, parce que “le microbe de la peste ne disparaît jamais”.

COMMENTAIRE

La dimension allégorique de “La peste” est évidente: dans l’épidémie de peste qui frappe Oran, dans les réactions diverses des quelques personnages que suit le récit, on a pu lire l’évocation de la seconde guerre mondiale et de la résistance contre le fascisme. Cela est sans doute vrai, à condition de ne pas enfermer le livre dans la -problématique du roman à thèse. Il est, aussi, le récit d’une épidémie présentée en sc’ènes saisis~es. Et il ne se ramène pas à un sens symbolique unique et réducteur, mais, comme le souhaitait Camus, peut servir “à toutes les résistances contre toutes les tyrannies”. Il peut se lire au niveau métaphysique (l’homme confronte au mal que les réponses religieuses évoquées par le Père Paneloux ne peuvent justifier) comme au niveau historique et politique.

Dans le personnage du docteur Rieux, qui se dévoile à la fin comme le narrateur de l’histoire, Camus incarne cette sagesse (celle d’un “saint sans Dieu” dit à Rieux son ami Tarrou) dont l’Homme révolté dégage les bases conceptuelles, En luttant contre la peste, les hommes découvrent la ” fraternité de la révolte collective, qui donne sens à la vie. Ce combat ne peut déboucher sur une victoire définitive: il n’y a pas de fin de l’Histoire. Rieux n’oublie pas qu’un jour viendra où “pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse”. Mais cela n’empêche pas de lutter quotidiennement contre le fléau, avec la patience modeste du médecin.

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