Les fleurs du mal di Charles Baudelaire

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La Divina Commedia, Inferno, Canto 34, vv. 1-69

E quindi uscimmo a riveder le stelle. Come termina l’ Inferno di Dante, XXXIV, 70-139

A.S. 2001-2002

TESINA PER L’ESAME DI STATO DI LAURA BOSONI

 

Les fleurs du mal di Charles Baudelaire

Laura Bosoni

Hymne à la beauté

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abime,
O Beauté! ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l’on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton oeil le couchant et l’aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lache et l’enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l’Horreur n’est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L’éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit: Bénissons ce flambeau!
L’amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l’air d’un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou du l’enfer, qu’importe,
O Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m’ouvrent la porte
D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu?

De Satan ou de Dieu, qu’importe? Ange ou Sirène,
Qu’importe, si tu rends, -fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, o mon unique reine!-
L’univers moins hideux et les instants moins lourds?

 

Abel et Caïn

I

Race d’Abel, dors, bois et mange;
Dieu te sourit complaisamment.

Race de Caïn, dans la fange
Rampe et meurs misérablement.

Race d’Abel, ton sacrifice
Flatte le nez du Séraphin!

Race de Caïn, ton supplice
Aura-t-il jamais une fin?

Race d’Abel, vois tes semailles
Et ton bétail venir à bien;

Race de Caïn, tes entrailles
Hurlent la faim comme un vieux chien.

Race d’Abel, chauffe ton ventre
A ton foyer patriarcal;

Race de Caïn, dans ton antre
Tremble de froid, pauvre chacal!

Race d’Abel, aime et pullule!
Ton or fait aussi des petits.

Race de Caïn, coeur qui brûle,
Prends garde à ces grands appétits.

Race d’Abel, tu croîs et broutes
Comme les punaises des bois!

Race de Caïn, sur les routes
Traîne ta famille aux abois.

II

Ah! race d’Abel, ta charogne
Engraissera le sol fumant!

Race de Caïn, ta besogne
N’est pas faite suffisamment;

Race d’Abel, voici ta honte:
Le fer est vaincu par l’épieu!

Race de Caïn, au ciel monte,
Et sur la terre jette Dieu!

Le reniement de Saint Pierre

Che se ne fa Dio di quel fiotto d’anatemi
Che sale ogni giorno verso i suoi cari Serafini?
Come un tiranno rimpinzatosi di carni e di vini,
Egli s’addormenta al dolce brusio degl’insulti blasfemi.

I singhiozzi dei martiri e dei suppliziati
Sono certo suoni di una inebriante musicalità,
Se, nonostante il sangue che costa quella voluttà,
I cieli non se ne sono ancora saziati!

– Ah! Gesù, ricordati dell’Orto degli Ulivi!
Nella tua ingenuità tu pregavi inginocchiato
Colui che nel suo cielo rideva al suono cadenzato
Dei chiodi conficcati nelle tue carni vive,

Quando vedesti sputare sulla tua divinità
Guardie infami e servi delle cucine,
Quando sentisti penetrare le spine
Nel cranio in cui viveva l’immensa Umanità;

Quando il tuo corpo stremato dall’orribile travaglio
Che tendeva le tue braccia, quando il sangue
E il sudore grondavano dalla tua fronte esangue,
Quando di fronte a tutti stavi come un bersaglio,

Pensavi ancora ai giorni tanto radiosi e belli
In cui venisti ad adempiere alla promessa eterna,
E percorrevi, sopra una mite asina,
Le strade tutte cosparse di fiori e ramoscelli,

Quando, con il cuore gonfio di coraggio e di speranza,
Fustigavi quei vili mercanti con tutto il tuo vigore,
Quando, infine, fosti maestro? Il rimorso non pare
Esser penetrato nel tuo fianco più a fondo della lancia.

–          Quanto a me, andrò via soddisfatto
Da un mondo dove al sogno non può l’azione seguire;
Possa io usare la spada e di spada perire!
San Pietro ha rinnegato Gesù… bene ha fatto!

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